Expérience au Cambodge

Depuis le 8 janvier, je suis au Cambodge pour une expérience apostolique de trois mois dans le cadre de mon année préparatoire aux voeux perpétuels.

Deux jours après mon arrivée, un prêtre jésuite venu visiter Pursat m’a donné un conseil pratique: "On vit bien au Cambodge si on connait ces trois mots :

 

ជំរាបសួរ Tchumbriepsour - bonjour !

អ រ គុ ណ or koon- merci !

សុំទោស some tos - excusez-moi."

 

A l'école maternelle, quand les enfants arrivent le matin, je leur dis «  Tchumbriepsour » en joignant les mains; ils me répondent : "Tchumbriepsour, bâng srey!" (bonjour, ma soeur  !)

 

Quand je vois un enfant qui frappe son ami, je lui fais joindre les mains et, en désignant son ami, je lui dis « Some tos ! » avec un visage exprimant l’excuse.

Parfois, j’ai l’impression que les enfants comprennent ce que je dis, même en coréen. Serait-ce une illusion ?

Beaucoup de sentiments se transmettent, même sans connaître la langue de l’autre: par un regard, un geste, tout son être même.

Sœur Joanna YUN