"Ephata" en communauté reliée

Pendant le mois d’avril 2017, j’ai accompagné les activités des sœurs de la communauté reliée de Bagneux, Toul, Verdun, Villers-Clairlieu, Bruley; cette expérience m’a touchée sous les trois aspects suivants.

Premièrement, celui de l’Église de France. Après la célébration de la Passion du Vendredi Saint, il y a eu un pèlerinage jusqu’à la veillée pascale, passant d' église en église avec des temps de prière. Le samedi après-midi, les participants - des enfants, de jeunes couples et des jeunes - devenaient de plus en plus nombreux, même au milieu d’un champ sous la pluie et le vent. A la messe du dimanche, il était difficile de voir la jeune génération.

Deuxièmement, celui de chacune de nos sœurs qui accompagnent les gens. J’étais particulièrement touchée par une sœur âgée de plus de 85 ans. Quand elle arrive à l’école, les enfants arrêtent de jouer et se réunissent devant elle pour prier. Elle raconte l’évangile -  la rencontre de Marie-Madeleine avec Jésus Ressuscité -  et les enfants miment ce passage d’évangile. C’était très impressionnant de voir notre sœur capable de communiquer naturellement avec les enfants d’une manière généreuse et déterminée.

Troisièmement, c’est le choix que nos sœurs ont fait face à une situation actuelle où on donne la priorité à l’économie : transmettre la foi. En Corée comme en France, face à la réalité où les jeunes souffrent de difficultés économiques, je me demande sans cesse comment je peux être proche des jeunes en tant que religieuse.

Je remercie particulièrement les sœurs de la communauté de Bruley où je logeais qui m’ont montré tant de gentillesse et de sollicitude pour dialoguer avec moi, cherchant toujours à utiliser les mots que je pourrais comprendre, inventant aussi des gestes…

                                                                                                                                                                                                       Vincentia AN